Vaillance de l’Etre

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Trouver son identité envers et contre tout. C’est une quête à laquelle chacun participe tôt ou tard. C’est une quête essentielle pour cette année 2015. Être soi et non pas le voisin. Être soi et ne plus rentrer dans les moules…

Il est humain de se comparer. Qui n’a jamais pensé que l’herbe du voisin était plus verte que la sienne ? D’autant plus quand le voisin pratique la même profession, ou les mêmes études ? Qui ne s’est pas rabaissé en se comparant à un tel ou à tel autre ? Cette différenciation entre soi et les autres est nécessaire pour trouver sa propre identité, mais elle devient toxique quand elle ne dessert plus l’être, mais au contraire le malmène.

Nous sommes tous connectés. Je suis vous et vous êtes moi. Aussi improbable que cela puisse paraître c’est une vérité à laquelle on ne réchappera pas. Au delà de ça, cela signifie que nous avons tous quelque chose à offrir aux autres. Nous avons tous une étincelle qui permettra le feu d’artifice. Si bien entendu nous nous permettons de l’allumer.

Où en êtes-vous face à ça actuellement ? Avez-vous allumé votre chandelle, ou attendez-vous de vous faire éclairer par votre voisin, votre conjoint, votre ami ?

Dernièrement j’ai ressenti à quel point être différent ne signifie pas être moins bien. J’apprends à apprivoiser mon mental qui aimerait aller toujours plus vite, toujours plus haut alors même que mon rythme de croisière est plus calme et serein. J’ai essayé – je l’avoue – d’avoir ce rythme intrépide que nous donne à manger notre société…et bien vous savez quoi ? Rien ne fonctionnait. Au point que mon propre corps s’est rebellé jusqu’à ce que je calme mon rythme, que je cesse d’avoir des pensées qui viennent embrouiller ma connexion.

Cela n’a pas été évident, imaginez-vous sans penser, sans planifier, sans prévoir…certains le font peut-être naturellement, et vous avez toute mon admiration ; mais personnellement c’est la confrontation avec l’extérieur, avec les autres qui courent dans tous les sens, qui m’a amené à adopter un rythme qui n’était pas le mien. Suite à ça, j’ai su me réaligner sur ma fréquence.

Maintenant, je peux dire « oui » je vais tranquillement sur mon chemin, « oui » je ne répondrai pas à toutes les attentes que les autres ont (ou que je pense qu’ils ont) envers moi. Et je suis correcte avec ça. Ça fait un bien fou. C’est comme désenclencher une horloge qui s’était emballée.

ixchelOn pense souvent à tort que nous nous devons de combattre pour obtenir ce que l’on souhaite. On en oublie bien souvent que la vie pourvoit à nos besoins et qu’il y a d’autres chemins que le combat. Oui, nous nous devons de combattre nos peurs, de mener cette lutte intérieure, mais nous avons aussi le droit, la permission de croire pour que les choses se créent. Ce n’est pas car les autres continuent de combattre, de faire des pieds et des mains que nous nous devons de les mimer, taisant les murmures de notre cœur qui tente de nous ramener à lui.

Il est facile de se laisser emporter par un courant. Il est plus difficile de retrouver la terre ferme. Il y a un flot constant dans le monde occidental dans lequel nous vivons qui fait que nous ne nous écoutons plus. Nous pensons qu’il faut faire telle ou telle chose car tout le monde le fait. Par dessus ça, on en ajoute une couche en se disant que si on ne fait pas ces choses, on n’y arrivera pas (la peur). Et à partir de là, sans foi ni loi, on court pour ne pas se faire attraper par cette peur, et non plus pour Être en toute simplicité.

Quand vous menez une action, demandez-vous pourquoi vous la faite. Est-ce pour répondre à une attente extérieure à vous ? Est-ce pour répondre à cette attente car si vous ne le faîtes pas il y aura telle ou telle conséquence (et là maintes excuses qui sont en résonance à des peurs) ? Ou est-ce car vous le sentez (sans forcément savoir le pourquoi du comment). Je trouve ça essentiel quand on désire être connecté à soi-même. Quand on souhaite plus que tout trouver une plénitude dans le tumulte du quotidien.

Alors oui, vous serez peut-être jugés, les gens ont toujours une opinion sur tout souvenez-vous en. Mais le principal est d’être qui vous êtes vraiment, pas qui on aimerait que vous soyez. Nous n’avons plus à rentrer dans des moules, nous n’avons plus à nous censurer nous-même car notre meilleur ennemi est bien notre propre jugement. Nous n’avons pas à faire ça au détriment de notre chemin.

La vaillance de l’être c’est avoir le courage d’Être, sans jugement, en toute liberté et impunité. Ce mois de janvier nous pousse à cela : prendre soin de nous, prendre le chemin le plus simple, le plus dépouillé.

Le but? Ne plus se mentir et commencer l’année en toute sincérité.

© Ozalee

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11 réflexions sur “Vaillance de l’Etre

  1. Merci Ozalee pour ce message plein de bonté et de sagesse.
    Oui, nous avons tous besoin d’être bons envers nous-mêmes, c’est-à-dire d’être à l’écoute, comme on écouterait un enfant, sans le juger ni vouloir tout de suite l’aider ou palier à quelque chose… D’abord écouter, et jusqu’au bout. Pas toujours évident, n’est-ce pas? 🙂
    ça fait un bien fou, d’être soi, surtout quand le corps donnait depuis un certain temps les signes qu’il n’en pouvait plus… heureusement qu’elle est là, cette intelligence de l’être qui sait venir nous mettre en garde….
    Souvent, on est réactionnel, on réagit au quart de tour à ce qui survient, que ce soit une voix intérieure, une émotion, un événement extérieur, l’histoire que quelqu’un nous raconte… apprenons à accepter ce premier élan, sans le juger… pour pouvoir aller au-delà, le dépasser. Ni s’interdire, ni se brimer de ressentir des choses inattendues, ou déplaisantes, comme la peur, le chagrin, la colère… juste les laisser advenir, les observer… Et elles passent…. comme des nuages dans le ciel…. et puis l’esprit et la raison peuvent prendre le relais… on ne s’est ni renié, ni trompé, ni mis entre parenthèses, et en plus, on arrive à prendre soin des autres en veillant à s’exprimer avec sagesse, avec une certaine distance, la bonne distance… Comme le monde serait meilleur si les émotions n’étaient pas autant refoulées, autant mal jugées! si elles pouvaient juste être accueillies et entendues, dans le silence de l’écoute…. pas évident de rester « présent » devant la tristesse ou la colère ou la peur d’un autre, mais c’est bien par ce chemin que nous pouvons trouver une voie de sortie…. une voie vers plus d’humanité, plus de fraternité….
    Merci pour vos beaux textes que je lis chaque fois avec autant de plaisir !

  2. Merci Ozalée pour ce texte qui vient à point nommé dans ma vie d’aujourd’hui. Je fait cependant une confusion entre les peurs et mes limites il me semble. Est-ce la même chose? Je vous cite un exemple: lorsque je suis seule sur mon lieu de travaille je ressent de l’insécurité et cela me sert le ventre lorsque je doit le faire. La personne pour laquelle je travaille actuellement s’en est aperçu et me dit très bien le comprendre et s’arrange pour ne pas me laisser seule longtemps. Pourtant je ne suis pas fière de cela, je ressent de la culpabilité de ne pouvoir faire mieux, comme si je devait dépasser cette insécurité que je prends plus comme une peur que comme une limite. Pourtant peut-on lutter contre quelque chose d’handicapant comme un sentiment d’insécurité dans un contexte particulier? Merci à vous si vous pouvez m’éclairer à ce sujet. Je vous souhaite une belle soirée. Fabienne

    1. Bonjour Fabienne.

      Déjà, la chose essentielle à ressentir est: aller à votre rythme. Vous me dîtes ressentir un serrement au coeur à la perspective de vous retrouver seule à votre travail. Pour aller plus loin, laissez venir une image, un mot, un son en résonance à cette sensation. Puis, voyez si cette image, ce mot, ce son vous rappelle quelque chose du passé ou d’aujourd’hui. A partir de là, il conviendra de comprendre s’il s’agit d’une peur fondée ou infondée. (je ne vous demanderai pas d’en parler ici-même, c’est trop personnel, par contre n’hésitez pas à me contacter en privé si vous avez envie qu’on approfondisse ensemble). Car d’après vos mots, il me semble qu’il s’agit avant tout d’une peur…
      C’est vous-même qui le dîtes.

      Vous ressentez alors de la culpabilité car vous ne pouvez agir présentement. C’est ce que j’entends. A savoir que la culpabilité est du feu que vous retournez contre vous, donc tôt ou tard, je ressens que vous agirez, simplement car ce que vous ressentirez sera insoutenable.

      Qu’on s’entende bien, ne vous mettez pas en danger si réel danger existe. Ecoutez-vous, essayer de percevoir (ne serait-ce qu’avec ce que je vous ai dis précédemment) si ce pincement au ventre est du registre de la peur et dans un tel cas, quels sont les moyens en votre possession pour apaiser cette peur et même aller au delà d’elle. Ici pas de lutte, pas de combat, seulement l’acceptation de ce qui est, sortir de l’émotion afin de s’aligner avec qui vous êtes.

      Sachez enfin que votre métamorphose s’opérera en toute sécurité…car vous êtes en train de changer, mais ça, ce n’est pas moi qui vous le dis 😉

      Belle soirée.

      Oz

  3. « Nous pensons qu’il faut faire telle ou telle chose car tout le monde le fait. Par dessus ça, on en ajoute une couche en se disant que si on ne fait pas ces choses, on n’y arrivera pas (la peur). »

    Oui très juste et bravo pour l’expression de vos pensées. Ça me parle beaucoup et jai toujours fait en fonction de mes inspirations et très rarement en fonction des autres. De toute façon lorsque cela vient des autres, ça ne viens pas de vous même et la différence est souvent perceptible …

  4. #Alors oui, vous serez peut-être jugés, les gens ont toujours une opinion sur tout souvenez-vous en. Mais le principal est d’être qui vous êtes vraiment, pas qui on aimerait que vous soyez. #

    Ne dit-on pas que les critiques sont là pour nous faire évoluer, même si ce n’est pas toujours facile de l’entendre ??
    Le respect viens par la tolérance de la différence de l’autre dans son imperfection.

    La perfection n’existe pas sur terre , la preuve les guerres de religion qui perdure encore et toujours ….

    Et nourir cet égrégore ne fera pas avancer le monde …

    Merci encore Ozalée ❤

    1. La critique quand elle est constructive peut nous faire évoluer, mais le tout est d’évoluer vers nous-même et pas en rapport/comparaison à des normes ou quelqu’un d’autre.

      Ici, pas de perfection, seulement notre humble nous-même est suffisant (et déjà pas évident 😉 )

      T’en prie Lune 🙂

      Oz

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